ELLE DANSE SUR LES NUAGES

Voilà tout !

L’instant créateur,
Survient enfin,
Le mouvement des formes,
A provoqué la chimie cérébrale,
Et mon être s’est ouvert,
À l’instant où je croisais son regard,
Dans ses yeux,
Le soleil existe,
Et sur sa bouche,
Le sourire exquis,
Palpite d’univers frais à découvrir,
Tout son être,
Respire le printemps,

Je le bois,
Existence,
Délices des ruisseaux intérieurs,

Un arbre m’apparaît,
Couché à ses racines, son essence,
Elle danse.
Wart,  printemps 1981

 

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PAIX ET AMOUR

Les gouttelettes de joie,
Ruissèlent sur ma peau,

Tout tendre et apaisé,
Je suis,
Tu es,

C’est beau,
C’est doux,

Tout l’univers s’amuse,
Dans la danse éclatée,
Tourbillon du présent immense,

Je t’aime.
Wart  2013

 

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Envol

Plein de souvenirs je serai,
Et plein de joie mon cœur sera,
Car ton amitié toujours j’aurai,
Sinon toujours la mienne tu auras,

Ne plus confondre amour et amitié,
Ne plus vaciller car des deux tu es constituée,

Merveilleuse licorne,
Force de lionne,

Ouvre grandes tes ailes,
Pareille à un aigle,

Force contre le vent,
Le soleil et la lune sont tiennes,

Laisse l’univers entrer,
Qu’il t’appartienne,

Suis ton cœur.

Wart 1980

 

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L’Amitié

 

L’amitié créée,
Entre deux êtres,
Me donne de merveilleuses journées,
Toutes riches en couleurs de soleil doré,

Qu’il pleuve, tempête ou grêle,
Point ne m’est donné,

Je me retrouve seul,
Car au fond de moi toujours il y a ce feu ardent,
Mélange de terre et d’air,
D’eau et de sang,
Qui me porte dans mes souvenirs d’enfant,

Me voyant à la croisée des champs,
Mon sourire dans tes yeux,
Flamme étincelante qui se relève,
Je ne confonds plus amour et amitié,
Je les fonds et les transcende,
Ils ne sont qu’UN,
que bien des amours réunies,

Je ne t’ennuierai plus de mes amours,
Mais te raconterai mes amitiés,

Wart 1980

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Heureusement !

 

Heureusement que la campagne est toujours là,
Parmi nous, dans nos têtes,
Toute proche, dans nos cœurs,

Toute l’énergie qui circule,
Près de moi, dans la rue,
Ne m’apporte que désabusement,

Tous ce qui y vit et y bouge,
N’est que mort,
Qui se précipite,
À toute allure,
Dans la fosse commune,

Les regards sans étincelle,
Les miroirs de vie éteints,
Sans reflets, ni joie, ni couleurs,
Le blanc mortuaire déteint partout,
Mais surtout dans les visages,
Dans tous ces visages en cage,
Qui s’éternisent à croire qu’ils existent,

La fausseté est la bannière,
Sous laquelle ils marchent,
D’un vide sourire complice,

Sans savoir,
Que c’est eux qu’ils faussent,
Que c’est eux qu’ils répugnent,

Et ainsi va la vie,
Pour des centaines de gens penauds,
Comme des rides,
Qui plissent sous le poids du temps.

Wart,  16 juillet 1981

 

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Le jour se lève

Le jour se lève
Dans mon coeur
Pendant que la nuit
Jouit
Sous la couverture
Du silencieux secret
Qui subtilement s’éclate au grand jour
Comme une luciole appelant une luciole
Toute en transparence
Le regard se tourne à l’intérieur
Dans l’éclat de sa joie profonde
 

Wart, 2013

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Marie-Josée Thériault, un retour à la chanson

Lors du vernissage du 4 juin dernier, nous avons eu le plaisir d’entendre la chanteuse Marie-Josée Thériault, invitée toute spéciale de l’Orchestre tzigane de Montréal.  Pour faire plus ample connaissance avec cette artiste aux talents multiples, voici quelques lignes tirées de son parcours biographique.

 

Carmen Picualeta, Marie-Josée thériault

Dans le passé, elle fut pendant de nombreuses années danseuse de flamenco, chanteuse populaire, chroniqueur littéraire à la radio et dans les médias écrits, directrice littéraire et directrice de la production aux Éditions Hurtubise HMH.

Au présent, elle est écrivain, biographe de son père (l’écrivain Yves Thériault, décédé en 1983), traductrice et directrice fondatrice des Éditions du dernier havre.

 Mais la vie est un éternel recommencement et, toujours, «ce qui fut sera», comme le disent certains contes de la tradition moyen-orientale. Elle est donc redevenue chanteuse. Dans le bonheur total et sous l’aile bienveillante de Carmen Piculeata, elle réalise enfin son rêve le plus tenace : chanter au sein d’un orchestre tzigane…splendidement fougeux!

«Je vais mourir comme tout le monde, dit-elle, mais ce ne sera pas d’ennui.» 

m-j Thériault et orchestre tzigane

 

Carmen Picualeta, au violon et à la direction de l’orchestre en compagnie de Marie-Josée Thériault. Un spectacle flamboyant et  intense à voir et à revoir pour le plaisir et pour entrer dans la danse…

Pour suivre les activités de l’Orchestre tzigane de Montréal :
www.orchestretziganedemontreal.com

Texte: Madeleine Vallée
Photos:  Pierre Crépô

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