Poésie

Désirs refoulés

57.Désir refoulé
Désirs refoulés / Repressed Desires
30″ x 30″, Acrylique sur toile

Homme, Femme
Tu as eu une capacité,
Tellement grandiose de refouler,
Que tu as aussi,
Une grande et extraordinaire,
Capacité à t’ouvrir,
Je te vois ,
Toi l’Ancêtre des ancêtres,
L’Adam,
L’Ève,
Qui croqua la pomme à pleines dents,
De toutes ses dents,
L’animal qui rugit,
L’ogre, l’ogresse,
Qui avale tout cru,
Sa victime sans scrupules et sans ressenti,
Seul devant l’inéluctable mort,
Sentiments sauvages bruts,
Sans vergogne,
Affable d’une jouissance incommensurable de vie,
IL faudra bien faire face à nouveau,
À notre mort inéluctable,
Ton cortex cérébral,
Devra s’ouvrir à ton essence,
À ton cœur saignant,
Souillé de toutes ces blessures,
Pour t’allier enfin,
À toute ta connaissance,
Le sentiment fragile de ton amour,
Naîtra à nouveau,
Ou tu mourras à jamais.
Wart 19,09,2013

En somme, ensemble nous sommes.

Ombre

Je suis une ombre virtuelle
Qui n’existe
Que parce que tu existes
Sans toi
L’ombre que je suis
Disparaît
Ta lumière me permet d’Être
Être, une ombre parfaite
Et l’ombre que je suis
Se projette à l’infini
L’infini où tu es en ce moment
Le web n’est qu’un prétexte
Qui rend la conscience tangible
Je ne suis plus seul
Dans mon salon
Le samedi soir
Et tous les autres soirs
Ta conscience a toujours été là
Et avec aplomb
Il n’y a plus besoin de raisons
Je sais qu’à travers l’histoire maintenant
Je peux regarder derrière ou devant
Je sais que nous transmuons dorénavant
En somme,
Ensemble nous sommes
La naissance d’un peuple
D’une nation
D’une Humanité
Celle des Femmes et des Hommes
Enfin retrouvés.

Wart, 27 octobre 2012
monument-national

Personne

Photo on 2011-01-30 at 20.49Personne

Seul,
Je suis seul,
Le temps est enfin venu,
D’être seul,
Seul, je suis vide,
Et seul, je suis plein,
Comme jamais auparavant,
La peur d’être seul,
C’est envolé loin, loin, loin…
Que je l’ai oublié,
Le bonheur extérieur,
S’en est allé,
Dans un océan de blé,
Pour ne laisser qu’un vague souvenir,
Des bruits cinglants, abrutissants,
Fracassants ma tête continuellement,
À coup de slogans, de désirs périssables, passés date,
Toujours plus oppressants et agressants,
Comme si je n’étais qu’une denrée à consommer,
À jeter après usage,
Seul,
Je suis seul,
Le vide est plein,
Et le plein est vide,
Plus personne ne peut me nourrir,
Je suis ma propre nourriture,
Je déguste l’essence même,
De qui je suis,
Voilà un bon repas,
Tout de silence reclus,
Dans la caverne de mon cœur,
J’observe le feu du magma,
Et je peux apercevoir,
L’humanité s’élever,
Ou s’engloutir,
Dans un festin décadent,
Où chacun meurt,
De sa propre déception,
Fugace moment d’agonie,
Ou la responsabilité,
N’a pas été prise,
Créant l’ironie,
D’un univers fini !

Je ne suis personne,
Et c’est extra !

L’air du temps

Le téléphone ne sonne…
L’attente est la pire torture qui puisse exister!
On aime bien se flageoler…
Le détachement est le plus grand élixir pour s’en libérer !
L’Amour d’un conjoint est une pure illusion,
Même en couple,
Le rituel est disparu,
L’Amour de soi-même est le plus dur des chemins,
Mais ses cadeaux sont plus nombreux et riches en profusion
Qu’une armada d’amants encombrants,
Tous plus apeursé les uns que les autres,
Attendant leurs tours comme des voleurs,
Et prêt à s’enfuir au moindre malheur.
La douceur de tes lèvres restera à jamais dans ma mémoire,
Et maintenant j’ai la langue qui pend,
Comme pour prendre l’air du temps…

Wart, Montréal, avril 2013

ELLE DANSE SUR LES NUAGES

Voilà tout !

L’instant créateur,
Survient enfin,
Le mouvement des formes,
A provoqué la chimie cérébrale,
Et mon être s’est ouvert,
À l’instant où je croisais son regard,
Dans ses yeux,
Le soleil existe,
Et sur sa bouche,
Le sourire exquis,
Palpite d’univers frais à découvrir,
Tout son être,
Respire le printemps,

Je le bois,
Existence,
Délices des ruisseaux intérieurs,

Un arbre m’apparaît,
Couché à ses racines, son essence,
Elle danse.
Wart,  printemps 1981

 

PAIX ET AMOUR

Les gouttelettes de joie,
Ruissèlent sur ma peau,

Tout tendre et apaisé,
Je suis,
Tu es,

C’est beau,
C’est doux,

Tout l’univers s’amuse,
Dans la danse éclatée,
Tourbillon du présent immense,

Je t’aime.
Wart  2013

 

Envol

Plein de souvenirs je serai,
Et plein de joie mon cœur sera,
Car ton amitié toujours j’aurai,
Sinon toujours la mienne tu auras,

Ne plus confondre amour et amitié,
Ne plus vaciller car des deux tu es constituée,

Merveilleuse licorne,
Force de lionne,

Ouvre grandes tes ailes,
Pareille à un aigle,

Force contre le vent,
Le soleil et la lune sont tiennes,

Laisse l’univers entrer,
Qu’il t’appartienne,

Suis ton cœur.

Wart 1980

 

Heureusement !

 

Heureusement que la campagne est toujours là,
Parmi nous, dans nos têtes,
Toute proche, dans nos cœurs,

Toute l’énergie qui circule,
Près de moi, dans la rue,
Ne m’apporte que désabusement,

Tous ce qui y vit et y bouge,
N’est que mort,
Qui se précipite,
À toute allure,
Dans la fosse commune,

Les regards sans étincelle,
Les miroirs de vie éteints,
Sans reflets, ni joie, ni couleurs,
Le blanc mortuaire déteint partout,
Mais surtout dans les visages,
Dans tous ces visages en cage,
Qui s’éternisent à croire qu’ils existent,

La fausseté est la bannière,
Sous laquelle ils marchent,
D’un vide sourire complice,

Sans savoir,
Que c’est eux qu’ils faussent,
Que c’est eux qu’ils répugnent,

Et ainsi va la vie,
Pour des centaines de gens penauds,
Comme des rides,
Qui plissent sous le poids du temps.

Wart,  16 juillet 1981