Poésie

Le Cordon

L'arbre de vie

L’arbre de vie / Tree of life
48″ x 72″ Acrylique sur toile. 1999

Le Cordon

Ah quel bonheur!

J’ai enfin coupé la tête de ma mère
Et elle me sourit à pleines dents

J’ai dépecé mon père
De ma lame affutée

Il rit d’extase
Sarcastique
Et son odeur de vieux tabac
Flotte dans l’air
Comme une flamme éternelle

Je peux enfin naître de mes entrailles
Putréfiées par tant d’années d’amertume
De souffrances débiles
De sexualité névrosée

Peur sur peur
Dans un tourbillon d’incompréhension
Tout ça pour une supposée morale
Rentrée dans mon cerveau
À coup de pic, de pelle
Et de sacro Saintes Illusions

Abus, Inceste, Viol
Amour caché
Violence pour dépravés

Le Secret : cacher la vérité

La joie éclate partout
Comme un feu d’artifice
La danse commence
Comme un éclair
Qui fend l’arbre
Là sous mes yeux
Un arbre enraciné profondément
Étendant ses branches jusqu’au ciel azuré

Le temps n’est rien devant soi
Il l’est encore moins derrière soi
La présence de ce qui Est
Remplace toute cette merde
Qui m’éclaboussait à pleine gueule

Les océans de larmes
N’ont pas su éteindre la flamme ardente
Qui brûle depuis la nuit des temps

Le rire et l’humour font place
Aux sarcasmes, aux médisances
Aux griffes charnues qui grattent jusqu’à l’os
Laissant d’impénétrables sillons
Emplis de gravier et de bitumes argent
Grisés de folie

La réalité
N’a jamais été aussi belle

Les yeux grands ouverts
Dans ce dédale infâme
Manifestement grandiose.

Wart, 20 avril 2013

État de présence

Orphée
Orphée
Acrylique sur toile
10″ x 10″

État de présence

Quand le voile ténu,
Enfin se dissout,
Que l’espace soudainement,
Révèle tout son charme et sa candeur,
Je ne peux plus imaginer,
Autrement que par mon ventre,
Mes pieds qui s’enfoncent ,
Pour prendre assise,
Dans la conscience de l’inspire,
Virevolte le derviche,
Dans sa spirale multicolore,
Plus rien ne bouge,
Plus rien ne bondit,
Seule la présence,
Comme une prestance sans borne,
Un roc que rien ne fait bouger,
Un arbre millénaire de beauté,
Surgissant de mes gènes,
Une double – hélice nucléotides,
Reconfigure ma colonne vertébrale,
Le serpent ondule rapidement,
Amas d’ondes et de particules,
Frappe ma reconnaissance,
Je ris, je ris
De l’absurdité,
Je saute, je saute, hors de moi,
Je saute , je saute
Hors de la boîte,
Si petite,
Que j’avais oublié,
Que je l’avais créé,

Wart, 2013

Éclosion

129.Éclosion
Éclosion / Blooming
Acrylique sur toile
20″ x 40″

L’autre Ailleurs

Dans le ciel je m’enracine,
Sur mes pieds,
Je me suis assis,
Dans mon ventre,
Tourbillonnent des papillons,
Le vent s’exclame d’une bouffée d’air,
Le chant du mystère,
Côtoit l’amour extrême de l’inconnu,
Je suis l’ivresse,
Du parfait inconnu,
Je suis l’amour,
Du parfait incongru,
Sans cesse le vent dans les voiles,
À ramer comme un forcené,
Je sens bien que la destiné,
Parcours son chemin,
D’une façon modérée,
Folle ou enjouée,
L’inspire du moment présent,
Est la capacité magnifique,
D’adorer qui je suis.

Wart, 2013-12-07

Illusion

Adorcisme

Adorcisme, Acrylique sur toile, 16″x16″

Illusion

Toutes les expériences
Qui ont été placées sur mon chemin
Ne sont pas le fruit du hasard
je les ai crées pour moi-même
je suis le créateur
De mon histoire
Je suis curieux
Dès évènements à venir
C’est trop drôle
Savoir qu’en réalité
Que ma conscience
Ou quoi que ce soit d’autre
Appelle-le Dieu ou Conscience ou Âme
C’est tout simplement moi
En toute chose
Croyance, dérision
illusion quand tu nous tiens

Wart, 2013

L’ Ascension

55.Regard intérieur

Regard intérieur / Inside Look
Acrylique sur toile
24″ x 36″

L’ascension est la descente en soi,
Aussi saugrenu que cela puisse paraître,
L’âpreté du rivage,
Semble fixer la note,
Et pourtant l’océan d’expressions,
Est à nos portes,
C’est tout un passage,
Entremêlé de cadenas et de charges,
La descente aux enfers,
Dans l’inconscience des mémoires oubliées,
Grugées, écrasées, piétinées, enterrées,
Sous le couvert de Dieux et de Diables,
Martelant sans cesse que la bête veille,
Alors qu’il n’en n’est rien.
Seul le poids des stigmatisations,
Semble démesuré,
Mais chaque forteresse,
A sa faiblesse,
Entre les murs,
Il y a toujours le vide qui murmure,
Cette espace où tu peux te faufiler allègrement,
Respire profondément,
Car aujourd’hui le temps que tu as fait,
Est terminé,
Le présent est à tes pieds
Tu es l’éternité,
Tout ton passé,
Est devenu obsolète,
Malgré les apparences tronquées,
Tu peux et dois t’élever.

 

Wart, 19,11, 2013

Déterminé je suis.

87.Lenfant

L’enfant/ Child, Acrylique sur toile, 84‘’ x 48‘’

Déterminé,

Je suis déterminé,
J’ai mis mes grands souliers,
Et je me suis trouvé coincé,
À marcher comme un névrosé,
J’ai passé des années à m’enfarger,
Déterminé,
Je suis déterminé,
Déterminé, je me suis relevé,
J’ai délassé mes souliers,
Je les ai lancés sans me retourner,
Nu pied je me suis ancré,
J’ai fumé les damnés durant  30 années,
J’ai beaucoup voyagé,
En restant planté dans mes rêves insensés.
Accroc à mon identité,
J’ai perdu, j’ai perdu pied de la réalité,
Un beau jour,
Presque asphyxié,
Agonisant, séchant dans mon bourbier,
Je me suis ramassé,
Petit morceau par petit morceau,
Je me suis rapiécé,
Déterminé et persévérant,
J’y arriverai,
Parcelle par parcelle,
Je me reconstruirai,
Me sèmerai à nouveau,
Comme un jardin magnifique,
Ma planète Bleu,
Bleu indigo,
Bleu marine,
Bleu de passion,
À nouveau le désir et l’excitation,
Me guideront à jamais,
Mes cœurs s’ouvriront,
Comme un oiseau de paradis qui s’élance vers le ciel,
Déterminé, je suis fasciné,
Déterminé,
Je peux tout transformer,
En commençant par moi,
Je ne peux me tromper,

 

Wart,  2013-10-27

 

Matin d’automne.

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Coulis de framboise

Pour écrire un mot,
Il faut se rouler, se rouler sur le dos,
Et craque et craque mon corbeau,
Le crottin de cheval est bien meilleur le matin,
L’expansion de l’Univers,
Est incertain,
Dyslexique du cerveau,
Vapeur de café expresso,
Expression condensée imméritée,
Je me sens comme un canapé,
Première cervicale tendue,
Je sens en moi la mue,
D’une ère industriel rouillé jusqu’à l’os,
Grince les dents du gavroche,
Suintant le goudron des pores de ma peau,
Je suis mon propre bourreau,
Craque mon bassin vaurien,
Et ma queue tendu comme un pieu,
Se délecte sans complexe,
Sentant enfin pointé,
L’humanité surexcitée,
Le plexus s’allume,
Le cœur trépigne au bout de mes pieds,
Mes genoux claquent d’effroi,
Mon bassin s’enligne enfin,
En ligne directe avec mon destin,
Les omoplates se déplacent,
Laissant pousser des ailes pour elle,
Mon cou tourbillonne en trombe,
Mes hémisphères se fracassent,
Je saute sur le pont qui me relie,
À cheval sur l’équilibre,
Je m’étire et je craque,
Et dans l’éphémère,
De ma vie sur terre,
Je déroule,
Le tapis rouge,
De mon étoile filante, vibrante,
Et ma foi vraie,
C’est bien vrai,
Que le crottin de cheval,
Est bien meilleur le matin,
Arôme de bonheur,
Pétillant de fraîcheur.

Wart, 2013-10-24

Le centre c’est nous !

97.Marée noire

Marée Noire, 36″ x 24″ Acrylique sur toile

Le centre c’est nous,

Rallier les esprits,
Les Esprits créateurs,
Les fondements sont dans la souffrance,
Cette souffrance inscrite dans nos gènes,
Celle que j’ai refoulée,
Celle qui fait mal dans mon corps,
De tous ces siècles passés, accumulés,
Car ma survie en dépendait,
Sans mon refoulement,
Je ne serais pas là aujourd’hui,
Mais si je veux survivre aujourd’hui,
Je dois la laisser vivre,
La faire remonter du puits sans fond,
Je dois la ressentir,
Au plus profond de mon âme,
Au plus profond de mon être,
Sentir la douleur qui m’étrenne,
Devant l’absurde d’une société,
En pleine décadence,
Guerre économique futile,
Où sa connaissance la mène tout droit,
Au seuil de l’Apocalypse,
Cet effroi terrible, hallucinant,
Qui m’effraie au plus profond,
Comme un souvenir qui me sidère sur place,
Foudroyé par la peur au corps, de mes Ancêtres,
Prendre action,
Est tout ce qu’il y a de plus ardu,
Épuisant, étouffant,
Éternel recommencement,
Me battre avec moi-même,
Si difficile de descendre dans la noirceur,
Dans ma caverne sans lumière,
Perdu aux tréfonds de mon âme,
Face à ma peur de mourir à jamais,
Qui suis-je ?
Où me suis-je perdu ?
Sur la route de ma survie,
J’ai tué, violé, égorgé, massacré,
J’ai nié ma lumière pour me vêtir, me nourrir,
Pour ne pas souffrir,
Sans cesse l’épée à la main,
Détruisant tout sur mon passage,
Comme si la mort de mon prochain,
Était le gage de ma survie,
Ho comme je suis bête,
Je suis la Bête,
Le provocateur, le prédateur !
Même un animal ne prend,
Que ce qu’il a besoin pour survivre,
Moi je détruis tout sur mon passage,
Ne laissant rien derrière moi,
Pour qui que ce soit,
Ancêtres de malheur !
Visions d’horreur,
Je marche sur les crânes de mes propres enfants,
Je jouis de l’éphémère,
Pour mieux me convaincre,
De ma raison déraisonnable,
Je suis le guerrier,
Épouvanté devant ma mère,
À genoux devant mon père,
Incapable de me voir en face,
Je suis l’homo sapiens,
Le suicidaire pendu à son ombre.

Wart , 18, 09, 2013