Archive: oct 2013

  1. Déterminé je suis.

    87.Lenfant

    L’enfant/ Child, Acrylique sur toile, 84‘’ x 48‘’

    Déterminé,

    Je suis déterminé,
    J’ai mis mes grands souliers,
    Et je me suis trouvé coincé,
    À marcher comme un névrosé,
    J’ai passé des années à m’enfarger,
    Déterminé,
    Je suis déterminé,
    Déterminé, je me suis relevé,
    J’ai délassé mes souliers,
    Je les ai lancés sans me retourner,
    Nu pied je me suis ancré,
    J’ai fumé les damnés durant  30 années,
    J’ai beaucoup voyagé,
    En restant planté dans mes rêves insensés.
    Accroc à mon identité,
    J’ai perdu, j’ai perdu pied de la réalité,
    Un beau jour,
    Presque asphyxié,
    Agonisant, séchant dans mon bourbier,
    Je me suis ramassé,
    Petit morceau par petit morceau,
    Je me suis rapiécé,
    Déterminé et persévérant,
    J’y arriverai,
    Parcelle par parcelle,
    Je me reconstruirai,
    Me sèmerai à nouveau,
    Comme un jardin magnifique,
    Ma planète Bleu,
    Bleu indigo,
    Bleu marine,
    Bleu de passion,
    À nouveau le désir et l’excitation,
    Me guideront à jamais,
    Mes cœurs s’ouvriront,
    Comme un oiseau de paradis qui s’élance vers le ciel,
    Déterminé, je suis fasciné,
    Déterminé,
    Je peux tout transformer,
    En commençant par moi,
    Je ne peux me tromper,

     

    Wart,  2013-10-27

     

  2. Matin d’automne.

    IMG_2840

    Coulis de framboise

    Pour écrire un mot,
    Il faut se rouler, se rouler sur le dos,
    Et craque et craque mon corbeau,
    Le crottin de cheval est bien meilleur le matin,
    L’expansion de l’Univers,
    Est incertain,
    Dyslexique du cerveau,
    Vapeur de café expresso,
    Expression condensée imméritée,
    Je me sens comme un canapé,
    Première cervicale tendue,
    Je sens en moi la mue,
    D’une ère industriel rouillé jusqu’à l’os,
    Grince les dents du gavroche,
    Suintant le goudron des pores de ma peau,
    Je suis mon propre bourreau,
    Craque mon bassin vaurien,
    Et ma queue tendu comme un pieu,
    Se délecte sans complexe,
    Sentant enfin pointé,
    L’humanité surexcitée,
    Le plexus s’allume,
    Le cœur trépigne au bout de mes pieds,
    Mes genoux claquent d’effroi,
    Mon bassin s’enligne enfin,
    En ligne directe avec mon destin,
    Les omoplates se déplacent,
    Laissant pousser des ailes pour elle,
    Mon cou tourbillonne en trombe,
    Mes hémisphères se fracassent,
    Je saute sur le pont qui me relie,
    À cheval sur l’équilibre,
    Je m’étire et je craque,
    Et dans l’éphémère,
    De ma vie sur terre,
    Je déroule,
    Le tapis rouge,
    De mon étoile filante, vibrante,
    Et ma foi vraie,
    C’est bien vrai,
    Que le crottin de cheval,
    Est bien meilleur le matin,
    Arôme de bonheur,
    Pétillant de fraîcheur.

    Wart, 2013-10-24

  3. Le centre c’est nous !

    97.Marée noire

    Marée Noire, 36″ x 24″ Acrylique sur toile

    Le centre c’est nous,

    Rallier les esprits,
    Les Esprits créateurs,
    Les fondements sont dans la souffrance,
    Cette souffrance inscrite dans nos gènes,
    Celle que j’ai refoulée,
    Celle qui fait mal dans mon corps,
    De tous ces siècles passés, accumulés,
    Car ma survie en dépendait,
    Sans mon refoulement,
    Je ne serais pas là aujourd’hui,
    Mais si je veux survivre aujourd’hui,
    Je dois la laisser vivre,
    La faire remonter du puits sans fond,
    Je dois la ressentir,
    Au plus profond de mon âme,
    Au plus profond de mon être,
    Sentir la douleur qui m’étrenne,
    Devant l’absurde d’une société,
    En pleine décadence,
    Guerre économique futile,
    Où sa connaissance la mène tout droit,
    Au seuil de l’Apocalypse,
    Cet effroi terrible, hallucinant,
    Qui m’effraie au plus profond,
    Comme un souvenir qui me sidère sur place,
    Foudroyé par la peur au corps, de mes Ancêtres,
    Prendre action,
    Est tout ce qu’il y a de plus ardu,
    Épuisant, étouffant,
    Éternel recommencement,
    Me battre avec moi-même,
    Si difficile de descendre dans la noirceur,
    Dans ma caverne sans lumière,
    Perdu aux tréfonds de mon âme,
    Face à ma peur de mourir à jamais,
    Qui suis-je ?
    Où me suis-je perdu ?
    Sur la route de ma survie,
    J’ai tué, violé, égorgé, massacré,
    J’ai nié ma lumière pour me vêtir, me nourrir,
    Pour ne pas souffrir,
    Sans cesse l’épée à la main,
    Détruisant tout sur mon passage,
    Comme si la mort de mon prochain,
    Était le gage de ma survie,
    Ho comme je suis bête,
    Je suis la Bête,
    Le provocateur, le prédateur !
    Même un animal ne prend,
    Que ce qu’il a besoin pour survivre,
    Moi je détruis tout sur mon passage,
    Ne laissant rien derrière moi,
    Pour qui que ce soit,
    Ancêtres de malheur !
    Visions d’horreur,
    Je marche sur les crânes de mes propres enfants,
    Je jouis de l’éphémère,
    Pour mieux me convaincre,
    De ma raison déraisonnable,
    Je suis le guerrier,
    Épouvanté devant ma mère,
    À genoux devant mon père,
    Incapable de me voir en face,
    Je suis l’homo sapiens,
    Le suicidaire pendu à son ombre.

    Wart , 18, 09, 2013