Archive: juil 2013

  1. Expo L’amour m’envahit en cours

    L'amour m'envahit

    Baudoin Wart présente sa deuxième exposition de peinture cet été au Monument-National

    – Du 13 juillet au 18 août : « L’amour m’envahit »

    Ces 25 dernières années, Baudoin Wart a laissé l’entrepreneur, le président fondateur de Publicité Sauvage, occuper l’espace public. L’atelier de Baudoin Wart regorge pourtant de toiles, de cahiers de poésie, de photos, de vestiges de son parcours atypique. Sa fougue artistique éclate tout autour, sans toutefois s’étaler au grand jour.

    C’est le temps aujourd’hui de découvrir ses peintures d’une grande intensité expressive où s’entremêlent mouvements vifs, formes sinueuses et couleurs franches. Les états d’âme de l’artiste s’y révèlent tels quels : fantasmagories en apparence naïves, personnages esquissés et géométries joyeuses qui s’affranchissent d’un parti pris pour la figuration ou pour l’abstraction. Vitalité et spiritualité peuvent résumer sa démarche artistique où l’instinct n’est d’abord guidé que par la spontanéité du geste. Son langage pictural place la nature au premier plan, la réalité est le plus souvent exacerbée. Ses sensations plutôt que ses visions sont représentées de mille façons avec une question en tête : comment saisir l’émotion du jour ou d’une vie ?

    « Je veux perpétuer cet élan et même le dynamiser, en allant à la rencontre de l’autre, en souhaitant à travers mes œuvres susciter l’émotion, toucher l’intuition, faire gicler l’énergie pure.»

    Révélation et émulation. En 2011, Baudoin Wart a vécu une rencontre décisive avec Alejandro Jodorowsky, artiste invité d’honneur de l’Université de Foulosophie de François Gour. Apprenant la vie secrète de peintre de Baudoin Wart, demanda à visiter ses toiles. Jodorowsky fait la découverte du travail de peindre de Wart. Immédiatement inspiré, Jodorowsky baptise une vingtaine de peintures en leur donnant des titres.

    « Jodo » même incite Baudoin à se dévoiler sur scène dans un acte de « psychomagie ».

    « La psychomagie propose de traiter quelque chose au moyen d’actes qui parlent directement à l’inconscient. J’utilise toute la tradition chamanique des sorciers et des guérisseurs que j’ai connus au Mexique, mais sans superstition. Un acte psychomagique, c’est comme donner un coup de pied affectueux au cul de la réalité. Cet élan que tu lui donnes, surprenant, la fait sortir de l’inertie, elle se met alors à danser. » A.J. (2011)

    Le soir du 1er avril, Baudoin Wart s’exhibe quasiment nu au Lion d’Or et performe devant l’écran où ses toiles sont projetées. Exutoire devant public, passage à l’acte, l’artiste se révèle enfin.

    La première des deux expositions – « Émergence » – a présenté  pour la première fois ces toiles titrées par Jodo. Rappelons que Alejandro Jodorowsky est un réalisateur, acteur, auteur, performeur, dramaturge, scénariste de BD et grand défenseur du Tarot, né au Chili en 1929 et vivant à Paris.

    La deuxième exposition, a l’affiche jusqu’au 18 août, présente de nouvelles œuvres, toujours de grand format.

    Monument-National – Salle Scène Financière Sun Life
    1182, boul. Saint Laurent, Montréal, Québec, H2X 2S5
    514 871-9883 / 2224
    monumentnational.com
    Entrée libre tous les soirs de spectacles

  2. L’air du temps

    Le téléphone ne sonne…
    L’attente est la pire torture qui puisse exister!
    On aime bien se flageoler…
    Le détachement est le plus grand élixir pour s’en libérer !
    L’Amour d’un conjoint est une pure illusion,
    Même en couple,
    Le rituel est disparu,
    L’Amour de soi-même est le plus dur des chemins,
    Mais ses cadeaux sont plus nombreux et riches en profusion
    Qu’une armada d’amants encombrants,
    Tous plus apeursé les uns que les autres,
    Attendant leurs tours comme des voleurs,
    Et prêt à s’enfuir au moindre malheur.
    La douceur de tes lèvres restera à jamais dans ma mémoire,
    Et maintenant j’ai la langue qui pend,
    Comme pour prendre l’air du temps…

    Wart, Montréal, avril 2013

  3. ELLE DANSE SUR LES NUAGES

    Voilà tout !

    L’instant créateur,
    Survient enfin,
    Le mouvement des formes,
    A provoqué la chimie cérébrale,
    Et mon être s’est ouvert,
    À l’instant où je croisais son regard,
    Dans ses yeux,
    Le soleil existe,
    Et sur sa bouche,
    Le sourire exquis,
    Palpite d’univers frais à découvrir,
    Tout son être,
    Respire le printemps,

    Je le bois,
    Existence,
    Délices des ruisseaux intérieurs,

    Un arbre m’apparaît,
    Couché à ses racines, son essence,
    Elle danse.
    Wart,  printemps 1981

     

  4. PAIX ET AMOUR

    Les gouttelettes de joie,
    Ruissèlent sur ma peau,

    Tout tendre et apaisé,
    Je suis,
    Tu es,

    C’est beau,
    C’est doux,

    Tout l’univers s’amuse,
    Dans la danse éclatée,
    Tourbillon du présent immense,

    Je t’aime.
    Wart  2013

     

  5. Envol

    Plein de souvenirs je serai,
    Et plein de joie mon cœur sera,
    Car ton amitié toujours j’aurai,
    Sinon toujours la mienne tu auras,

    Ne plus confondre amour et amitié,
    Ne plus vaciller car des deux tu es constituée,

    Merveilleuse licorne,
    Force de lionne,

    Ouvre grandes tes ailes,
    Pareille à un aigle,

    Force contre le vent,
    Le soleil et la lune sont tiennes,

    Laisse l’univers entrer,
    Qu’il t’appartienne,

    Suis ton cœur.

    Wart 1980

     

  6. L’Amitié

     

    L’amitié créée,
    Entre deux êtres,
    Me donne de merveilleuses journées,
    Toutes riches en couleurs de soleil doré,

    Qu’il pleuve, tempête ou grêle,
    Point ne m’est donné,

    Je me retrouve seul,
    Car au fond de moi toujours il y a ce feu ardent,
    Mélange de terre et d’air,
    D’eau et de sang,
    Qui me porte dans mes souvenirs d’enfant,

    Me voyant à la croisée des champs,
    Mon sourire dans tes yeux,
    Flamme étincelante qui se relève,
    Je ne confonds plus amour et amitié,
    Je les fonds et les transcende,
    Ils ne sont qu’UN,
    que bien des amours réunies,

    Je ne t’ennuierai plus de mes amours,
    Mais te raconterai mes amitiés,

    Wart 1980

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  7. Heureusement !

     

    Heureusement que la campagne est toujours là,
    Parmi nous, dans nos têtes,
    Toute proche, dans nos cœurs,

    Toute l’énergie qui circule,
    Près de moi, dans la rue,
    Ne m’apporte que désabusement,

    Tous ce qui y vit et y bouge,
    N’est que mort,
    Qui se précipite,
    À toute allure,
    Dans la fosse commune,

    Les regards sans étincelle,
    Les miroirs de vie éteints,
    Sans reflets, ni joie, ni couleurs,
    Le blanc mortuaire déteint partout,
    Mais surtout dans les visages,
    Dans tous ces visages en cage,
    Qui s’éternisent à croire qu’ils existent,

    La fausseté est la bannière,
    Sous laquelle ils marchent,
    D’un vide sourire complice,

    Sans savoir,
    Que c’est eux qu’ils faussent,
    Que c’est eux qu’ils répugnent,

    Et ainsi va la vie,
    Pour des centaines de gens penauds,
    Comme des rides,
    Qui plissent sous le poids du temps.

    Wart,  16 juillet 1981